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Comme toutes les majors hollywoodiennes, la firme Disney est fréquemment accusée de dégrader le septième art, d’aliéner les publics et de produire un cinéma standardisé. Cet ouvrage analyse au contraire le fondement artistique de sa domination mondiale. Il montre en particulier comment sa prépondérance culturelle contribue à l’émergence d’une civilisation mondiale des loisirs. Mais si Disney a su façonner un univers narratif et concevoir un label reconnu de tous, son pouvoir n’en reste pas moins vulnérable. En effet, l’appropriation de sa culture par le public n’est jamais définitivement acquise. À cette fragilité, s’ajoute une compétition commerciale plus âpre que par le passé. Ainsi, cette entreprise est-elle aujourd’hui confrontée à un double défi : satisfaire un impératif de renouvellement créatif tout en se développant dans la logique d’une finance mondialisée.
Un de nos anciens vient de faire paraître un nouvel ouvrage ; en voici une présentation sommaire :
Disney Un capitalisme mondial du rêve
Comme toutes les majors hollywoodiennes, la firme Disney est fréquemment accusée de dégrader le septième art, d’aliéner les publics et de produire un cinéma standardisé. Cet ouvrage analyse au contraire le fondement artistique de sa domination mondiale. Il montre en particulier comment sa prépondérance culturelle contribue à l’émergence d’une civilisation mondiale des loisirs. Mais si Disney a su façonner un univers narratif et concevoir un label reconnu de tous, son pouvoir n’en reste pas moins vulnérable. En effet, l’appropriation de sa culture par le public n’est jamais définitivement acquise. À cette fragilité, s’ajoute une compétition commerciale plus âpre que par le passé. Ainsi, cette entreprise est-elle aujourd’hui confrontée à un double défi : satisfaire un impératif de renouvellement créatif tout en se développant dans la logique d’une finance mondialisée.
Alexandre Bohas est diplômé de l’IEP de Bordeaux et docteur en science politique de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Spécialiste d’Économie Politique Internationale, il enseigne les relations internationales à l’Université depuis plusieurs années. Ses recherches portent particulièrement sur la mondialisation culturelle et la puissance américaine. Il a notamment publié avec Josepha Laroche, un ouvrage intitulé Canal+ et les majors américaines. Une vision désenchantée du cinéma-monde.
Philip G. Cerny est professeur d’économie politique internationale au Département de science politique de la Rutgers University-Newark (États-Unis) depuis 2004 après avoir enseigné de nombreuses années dans les universités de Manchester, York et Leeds. Il est en particulier l’auteur de Rethinking World Politics, A Theory of Transnational Neopluralism (2009).
Sommaire
Préface Introduction
Partie I
L’imposition d’une économie-monde des divertissements
Chapitre I
Un capitalisme du septième art dans le cinéma-monde
1. L’ethos hollywoodien des divertissements
La rationalisation incomplète de la création cinématographique
La constitution hollywoodienne d’une solidarité organique
2. Les stratégies d’expansion du cinéma-monde
La collaboration des grands studios dans un univers mondialisé
Hollywood : carrefour incontournable des loisirs déterritorialisés
Chapitre II
L’emprise hollywoodienne sur les marchés médiatico-culturels
1. L’intégration d’Hollywood dans des stratégies globales
La transformation organisationnelle des studios
La fragmentation mondiale des processus cinématographiques
2. Les majors au cœur de l’économie mondiale
Une stratégie de diversification multimédia
La marchandisation des émotions cinématographiques
Partie II
La constitution mondiale de symboliques commerciales
Chapitre I
L’émergence d’une économie des divertissements
1. La civilisation hollywoodienne des loisirs
Une domination globale sur les divertissements culturels
La montée en puissance des activités dérivées
2. Les contraintes symboliques des majors
L’exigence récurrente d’un renouvellement créatif
L’ajustement des majors aux mutations socio-culturelles
Chapitre II
Vers une structuration hollywoodienne des imaginaires ?
1. Une diffusion transnationale des narrations cinématographiques
Des symboliques attractives dans une production de masse
Une reconnaissance inégale des symboles hollywoodiens
2. Une appropriation aléatoire de l’American Way of Life
La permanence des re/décodages infranationaux
La fragmentation transnationale de la demande
Conclusion Bibliographie Glossaire Index des noms de personnes citées Index des noms d’auteurs Index analytique
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